Publié à Montmagny (France)
Sources : email reçu par l’association Solidarité pour le
Développement Equitable au Laos (SODEL)
Le Laos abrite près de cinq millions d’habitants, mais présente
une très grande diversité de populations. Cette complexité se manifeste par la
présence de plus de quarante-huit groupes ethniques appartenant à quatre
grandes familles ethnolinguistiques sur les cinq présentes en Asie du sud-est.
Jusqu’au XIIIème siècle, le Laos est dominé par la culture khmère, mais dès le
XIème siècle des populations Taï-Kadaï s’installent dans le nord, notamment les
Thaï et les Lao. En un siècle, les Lao imposent leur domination à l’ensemble du
pays, repoussant les autres populations vers les montagnes.
Le point commun de la plupart des populations du Laos est
l’utilisation de l’orgue à bouche khène. Chez les Lao, le khène
constitue le symbole représentatif de leur patrimoine culturel. D’après la
tradition orale, ses ancêtres seraient les cornes de buffle traversières à
anche libre qui sont encore jouées aujourd’hui pour les cérémonies aux esprits.
Le khène lao est un orgue à bouche « en radeau » formé de deux rangées
parallèles de tuyaux sonores réunis en leur centre dans une chambre à vent. Cet
instrument au son puissant, au timbre tantôt moëlleux tantôt « trompettant »
offre un nombre spectaculaire de possibilités mélodiques, rythmiques et
polyphoniques. Pratiqué en toute occasion, il peut être joué en solo ou en
accompagnement du chant improvisé lam. En solo, il permet au mokhène
(joueur de khène) de montrer ses prouesses techniques dans des pièces
virtuoses, véritables petites toccatas polyphoniques aux titres imagés.
Au quotidien, le khène accompagne surtout le chant
improvisé lam. Désir, amour, tourments : ces sentiments qui fondent le
lam se dévoilent aussi dans l’art du chanteur ainsi que dans la dextérité et la
douceur du jeu de khène. De l’anecdote sociale à la cour d’amour, les chanteurs
molam font assaut de verve dans leurs joutes improvisées. Aux premiers échanges
plutôt timides dans les chants d’amour succèdent souvent de véritables
provocations, le tout empreint d’ironie et d’une sensualité métaphorique.
Ce concert se propose de faire découvrir au public l’art du lam et
du khène à travers des artistes représentatifs des trois grandes régions du
Laos où se sont développés des styles et des répertoires particuliers : la
région de Paksé et Champassak au sud du pays, la région du nord de Louang
Prabang et enfin celle de Vientiane, la capitale. Les artistes invités sont particulièrement représentatifs de ces régions : Vongvilay
Opimsakda est l’une des grandes molam de Vientiane mais elle connait également
plusieurs khap du nord. Bounthong Keoboula est originaire de Champassak, dans
le sud, et ne se déplace jamais sans son mokhène, Vilaphanh Phommachak. Enfin
trois musiciens de Vientiane complètent l’ensemble : Souligna Fasavang, molam et artiste de cirque,
originaire de Paksé au sud du Laos, Denesavanh Chanthakhad, grand connaisseur
des lams du centre, et un virtuose du khène, Khamsuane Vongthongkham.
Artistes
Vongvilay Opimsakda, molam
Denesavanh Chanthakhad, molam
Bounthong Keoboula, molam
Souligna Fasavang, molam
Khamsuane Vongthongkham, mokhène
Vilaphanh Phommachak, mokhène
ReprésentationMardi 10 mars à 20h30
Mercredi 11 mars à 20h30
Maison des Cultures du
Monde
101 boulevard Raspail
75006 Paris
M° Notre-Dame-des-Champs ou Saint-Placide
Plein tarif: 21 euros
Tarif abonnés: 15 euros
Tarif réduit: 11 euros
http://www.mcm.asso.fr/site02/festival/fi2009_laos_chants.htm
TournéeVitré : Samedi 14 mars à 20h45Rezé : Dimanche 15 mars à 18h